lundi 28 février 2011

FAUST : Something Dirty

Le premier album de Faust date de 1971. 40 ans ! Autant dire que la grande majorité des blogueurs ou journalistes qui commenteront la sortie de ce disque n'ont pas vécu les débuts du groupe en direct et ont dû prendre le train en marche. Et, certainement, aborder la discographie du groupe par la bande, par pure curiosité en lisant dans tel ou tel article que son groupe favori était influencé par les allemands. Moi qui ai, par exemple, vraiment découvert le rock en 1990, je comprends aujourd'hui à quel point on retrouve dans la musique de Faust tout ce qui m'a séduit dans les groupes de l'écurie Too Pure à l'époque : Stereolab, Th' Faith Healers, Moonshake, Laika, Pram... (ou, quelques années plus tard, régurgité différemment dans l'album #3 de Diabologum). Ce mélange de mélodies, de terrorisme sonore, d'extrémisme guitaristique, de musique concrète, de rythmiques rigides, de structures répétitives, en aura inspiré bien d'autres avant et après les années 90... Tout était déjà là depuis très longtemps. Rien n'a vraiment bougé depuis.
Something Dirty dit le titre de l'album... Oui, ce disque est sale. Mais ce disque sale n'est pas pour autant un disque laid. 
Il n'est pas encore trop tard pour prendre le train en marche.

sorti le 28 février 2011 (Bureau B)

jeudi 24 février 2011

TAHITI 80 : The Past, The Present & The Possible

Cinquième album réussi (sans être extraordinaire non plus, faut pas déconner) du groupe rouennais dont je pensais qu'il avait cessé d'émettre et dont, donc, je n'attendais plus rien. La surprise n'en est que plus agréable.

sorti le 21 février 2011 (Human Sounds)


vendredi 18 février 2011

THE JOY FORMIDABLE : The Big Roar

Premier véritable album du trio gallois qui gagne en puissance et bâtit autour de ses compositions un impressionnant mur du son. Entre Smashing Pumpkins et Curve, un disque mélodique, efficace mais un peu fatigant sur la longueur.

sorti le 24 janvier 2011 (Atlantic)




The Joy Formidable - Austere

jeudi 17 février 2011

ENSEMBLE : Excerpts

Un chant masculin influencé par Dominique A., un chant féminin proche de celui de Laetitia Sadier et une musique acoustique sur canevas électro, toute en corde, parfois violée par de soudaines surcharges électriques. Voilà tout le programme de ce disque surprenant, hyper-produit et à l'atmosphère assez irréelle, d'un français signé par un label anglais et émigré à Montréal.

sorti le 17 janvier 2011 (fatcat records)

écouter : myspace / spotify

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mardi 15 février 2011

(PLEASE) DON'T BLAME MEXICO : Concorde

Si la France cherchait un fleuron pour sa pop indé, elle l'a trouvé. (Please) Don't Blame Mexico est un groupe intelligent, habile et élégant dont le premier album regorge de mélodies entraînantes, de choeurs et de handclaps. Il y a ici plus d'enthousiasme que de calcul. Plus de passion que de pose. Et la musique, ça devrait toujours être ça .

sorti le 15 février (Sauvage Records)

écouter :  spotify / deezer / myspace



lundi 14 février 2011

P.J. HARVEY : Let England Shake

Il y avait déjà plusieurs albums et une bonne dizaine d'années que j'étais chaque fois déçu par les productions de la demoiselle du comté de Somerset. Ce huitième album de PJ Harvey est le chef d'oeuvre que j'attendais d'elle. Un disque à la fois immédiat et expérimental, réussissant à chaque piste à allier qualité d'écriture et audace de production.

sorti le 14 février 2011 (Vagrant Records)


écouter : spotify / deezer

acheter : amazon / playcom

samedi 12 février 2011

PIERRE LAPOINTE : Seul Au Piano

L'artiste et son instrument, seuls sur scène. Ceux que l'individu exaspère passeront encore leur chemin. Les autres, fans ou curieux, découvriront que la sobriété sied à Pierre Lapointe. Son chant et ses textes sont mis en valeur uniquement accompagnés d'un piano. Les arrangements trop lourds qui gâtaient parfois ses albums studios ne sont plus qu'un mauvais souvenir. Un disque superbe.

sorti le 7 février 2011 (Audiogram)

écouter : spotify / deezer

acheter : amazon 


Pierre Lapointe | Seul au piano

JULIA STONE : The Memory Machine

Julia en goguette solo sans son frangin Angus. Un disque modeste mais précieux que le Tralala Club vous recommande très chaudement pour les jours où vous aurez besoin de musique sereine et anti-spectaculaire.

sorti le 7 février 2011 (discograph)

écouter : spotify / deezer / myspace

acheter : amazon / site officiel


Julia Stone - Maybe

mercredi 9 février 2011

AKRON/FAMILY : S/TII : The Cosmic Birth And Journey Of Shinju TNT

Quand on s'écoute toute une palanquée de sorties de la semaine et qu'on trouve tout moyen, inintéressant et sans personnalité, il faut un disque avec une originalité de ton pour nous rendre le sourire. Un disque, par exemple, qui  prend un parti-pris esthétique et ne le lâche plus. Sans pour autant être trop homogène. Un disque, par exemple, qui n'hésite à explorer des contrées sonores inhospitalières. Sans pour autant oublier de caresser l'amateur de mélodies dans le sens du poil. Cette semaine, le nouvel album d'Akron/Family sera ce disque. 
Et je précise que l'on peut aimer écouter Akron/Family sans aimer Animal Collective. J'en suis la preuve vivante. Je dis ça, je dis rien, hein...

sorti le 7 février 2011 (Dead Oceans)
à écouter sur spotify


Silly Bears by Akron/Family from Secretly Jag on Vimeo.

samedi 5 février 2011

HEY MARSEILLES : To Travels & Trunks

L'album date d'il y a deux ans déjà mais le coup de coeur vaut bien un post, surtout lorsque c'est pour parler d'un groupe jamais distribué par chez nous.
Oui, la pop orchestrale c'est mon dada et quand je tombe sur des albums de la trempe de celui-ci, j'ai du mal à ne pas succomber au charme.
Hey Marseilles est un septet de Seattle (comme son nom ne l'indique pas) qui ajoute l'accordéon, la mandoline, la trompette, le violon et le violoncelle à l'habituelle panoplie pop. Un petit régal. Et de jolies vidéos en prime.




mercredi 2 février 2011

V/A : Phosphorescent Knife Wounds (tribute)

Je n'irai pas par quatre chemins. Ce disque est grand pour deux raisons.
Tout d'abord, il nous initie au répertoire d'un groupe inconnu de Caroline du Nord, Glow In The Dark Scars. Et ensuite il nous présente l'incroyablement vivace scène locale de Wilmington.
Expliquons nous. Glow In The Dark Scars est le groupe de Fred Champion et quelques copains et copines. Et le groupe semble jouir d'une aura locale proche du culte. Sur ce double album, c'est tout Wilmington (où fut tourné le film Blue Velvet) qui se bouscule au portillon pour reprendre les morceaux du bonhomme. On découvre donc un immense trésor caché en même temps qu'on se donne un champ de possibles à explorer. Et c'est assez vertigineux. Il suffira de dire qu'en écoutant ces 27 chansons, on a pensé consécutivement à Daniel Johnston, aux Magnetic Fields, à Chris Knox, Yo La Tengo, The Pastels, Sebadoh, The Vaselines et encore d'autres joyeusetés lo-fi. Juste pour vous situer le champ musical concerné. Le plus troublant dans cette affaire, c'est qu'en écoutant ce disque, on se demande sans cesse si c'est la matière première qui est réellement excellente ou s'il coule des robinets de Wilmington une eau miraculeuse qui donne un supplément d'âme aux groupes de là-bas... La réponse est disponible sur Bandcamp également avec les deux albums disponibles de Glow In The Dark Scars.

sorti le 1er février 2011