6 décembre 2008

THEIR HEARTS WERE FULL OF SPRING : These Are Our Songs, We Wrote Them For You

sorti en 2007

Il y a comme ça des claques dans la gueule instantanées, des coups de foudre qui vous laissent pantois. Et l'envie irrépressible de vous mettre à écrire un post sans même savoir ce que vous y direz. Je n'ai même pas pris le temps de me documenter sur ce groupe miraculeux. Je n'ai à l'heure où je vous parle qu'une seule envie : réécouter l'album que je viens d'entendre. Une telle orgie de mélodies pops est si inconcevable de la part d'un groupe dont je n'avais même jamais entendu parler... Ce sont les Trash Can Sinatras, les Pernice Brothers, Morrissey et Richard Hawley regroupés dans le même cerveau... Nom de dieu, mais d'où vient cette musique ? Et si cet album date vraiment de 2004, qu'a fait le groupe depuis ? La question de base restant bien entendu : mais comment est-ce possible que ce groupe ne soit pas à la une de tous les magazines spécialisés depuis tout ce temps ?
Et dire que je vais devoir choisir un seul morceau pour vous persuader que ce disque est indispensable...

Bon, je me calme, je me prépare une petite verveine, je souffle...


ma note : 9/10 (après une seule écoute, ce qui n'est pas sérieux)
votre note : 8,5/10 (1 votant)

1 décembre 2008

JULIEN RIBOT : Vega

sorti le 12 mai 2008 chez Ici D'ailleurs

Quelque part, c'est un peu bien fait pour moi... Avec ma sale manie de snober les artistes qui chantent en français (j'ai le triste réflexe de les considérer a-priori comme des artistes qui écrivent de la poésie de CM2 en ayant bien peu d'ambitions musicales, ce qui est cependant régulièrement avéré), je finis par passer à côté de disques indispensables.
Car ce troisième album de Julien Ribot est très bon, malgré un ou deux points faibles. Commençons par là, d'ailleurs, nous serons débarrassés : la voix d'Annabelle, la compagne du chanteur, est presque aussi agaçante que celle d'une chanteuse japonaise (c'est dire) et certaines chansons se voient affublées d'un texte à la limite du niais (sans toutefois basculer du mauvais côté, un peu comme le "remember forever" de Air qui désamorçait la niaiserie du propos en l'assumant tout à fait).
Ces deux aspects un peu agaçants du disque finissent même par avoir leur charme et à participer au succès du projet.
La grande force de Julien Ribot ce sont un impeccable parcours mélodique, du début à la fin de cet album, et une mise en son sans faute de goût. Les arrangements de Vega révèlent même (à mes yeux car pour certains, après trois albums, ça n'est peut-être plus une surprise) un musicien ambitieux qui a bâti son oeuvre en sachant clairement ce qu'il voulait en faire.
Reste maintenant à s'intéresser aux deux albums précédents et à se remettre à niveau en ce qui concerne les "chanteurs en français", vos suggestions étant à ce sujet les bienvenues...
Ah, et puis il faudra dire à Juju que sur Vega Part 1, la batterie rectiligne et les cordes "cheap" sonnent un peu Rondo Veneziano (mais qu'on l'oublie dès la troisième écoute...)





ma note : 7,5/10
votre note :

25 novembre 2008

BABEL : Crooked Timber

sorti le 13 octobre 2008 chez People Tree

Crooked Timber est un premier album que nous guettions avec une grande et fébrile impatience tant le groupe Babel nous avait impressionné sur son mini-album sorti en 2007, première et unique trace discographique que nous avions d'eux jusqu'à aujourd'hui.
Il faut dire que ce 7 titres était un coup de maître qui laissait entrevoir un avenir des plus brillants et qui avait révélé un groupe déjà indispensable. Sur ce mini-album, on entendait un groupe possédé jouer comme si sa vie en dépendait un folk nerveux, sur l'os, une sorte de fanfare fantôme des balkans qui se serait perdu dans le bayou, menée par un Raspoutine anorexique à la voix d'or. Pearl Street Raga sentait bon le danger, la peur primale, tout en dispensant des compositions sensibles avec des mélodies crève-coeurs. Pour tout dire, ce court disque était même ce que j'avais entendu de mieux cette année là.
Crooked Timber s'est donc présenté sur ma platine en partant déjà gagnant. Je n'aurais même pas osé désigner le meilleur album de 2008 avant de l'avoir écouté tant il avait une belle allure de vainqueur sur le papier.
Pourtant, les premières écoutes de ce disque ont un peu tempéré mon ardeur. Le son de Babel n'est plus le même. Plus la même urgence. Moins de spontanéité. Tout a été poli à la production. Il n'y a plus de sentiment, à l'écoute des chansons du groupe, de ne pas savoir à quelle sauce on va être mangé ni si le frisson qu'on va ressentir en sera un d'extase ou de peur. Les rythmiques ne sont plus lâches, elles ne vous chopent plus à la gorge comme avant, les mélodies sont chaque fois moins célestes.
Les chansons sont bonnes, comprenons-nous. Excellentes même. Mais le ressenti général est moins... épidermiquement génial. Babel devient un bon groupe comme pas mal d'autres. Raspoutine ne fait plus peur, et puis il a dû grossir un peu.
En résumé : voici un superbe premier album qui en ravira plus d'un mais laissera peut-être sur leur faim les fans de la toute première heure.
La meilleure déception de l'année.





ma note : 8/10
votre note : 6/10 (1 votante)

19 novembre 2008

DARK CAPTAIN LIGHT CAPTAIN : Miracle Kicker

sorti le 5 novembre 2008 chez Loaf Recordings

Ce groupe, c'est un peu Midlake un jour de déprime. C'est la même pop-folk pleine de force tranquille, capable de vous emmener loin avec des chansons finement écrites et justement interprétées. Souvent, les chansons de Dark Captain Light Captain débutent par de jolis arpèges joués par une guitare acoustique. Puis la batterie s'invite tranquillement ou un tapis de violons. Souvent aussi les chansons adoptent une structure répétitive. Mais là où Midlake laisse régulièrement éclater ses compositions, mélodiquement et rythmiquement, Dark Captain Light Captain les contient. Le groupe installe une basse tension très efficace. On guette constamment l'explosion. On a envie de leur crier de lâcher l'affaire et de se laisser aller. Parfois, la pulsation s'accélère (Speak), mais la chanson semble tourner indéfiniment sur elle-même et la tension demeure. La sensation trouble, dérange, finit par gêner l'écoute.
De plus il y a un point faible, dans ce groupe : le chant. On nous annonce que tout le monde chante sauf le batteur. Ce qui nous fait donc cinq organes à disposition. Mais on a pourtant l'impression qu'il n'y a qu'un chanteur. Les harmonies vocales ne sont pas marquantes. Le chant se traîne. La musique traîne le chant.
Et on se demande si ce qui empêche ces chansons de s'épanouir, ce ne serait pas justement ce chant.
Un petit cours de chant chez Syd Matters ou Midlake et Dark Captain Light Captain pourrait prochainement nous sortir un album indispensable.
Pour l'instant, on est trop occuper à guetter l'implosion de leur musique pour l'apprécier tout à fait.





ma note : 6,5/10
votre note : 7,5/10 (1 votant)

15 novembre 2008

+/- : Xs On Your Eyes

sorti le 21 octobre 2008 chez Absolutely Kosher

C'est très embarrassant de parler de ce disque. Car il n'est pas mauvais du tout. Loin de là. Il y a même ici des chansons sacrément bonnes (Tired Eyes qui ouvre l'album et que vous pourrez écouter ci-dessous, Queen Of Nothing ou Subdued).
Mais +/- (prononcez "plus minus") est un groupe un peu caricatural. On y retrouve les tics et clichés du rock américain indépendant propre sur lui, lettré, mélodique et légèrement noisy parfois dont les fers de lance sont Death Cab For Cutie ou Calla, par exemple. Et pour tout dire nous adorons ce rock là. Il nous parle plus qu'un autre.
Mais à l'écoute de Xs On Your Eyes, c'est inexplicablement la gêne qui l'emporte. L'ensemble, encore une fois, est réussi. Mais on a le sentiment d'entendre un genre en pilotage automatique. Et le niveau de composition et d'arrangement des chansons n'est pas à ce point bon qu'on puisse passer outre cette désagréable impression.
Un procès que le groupe ne mérite certainement pas. Ce disque a peut-être quelques années de retard sur son époque, c'est tout.
Ce qui ne devra pas vous empêcher de tester l'affaire. Tout le monde ne sera peut-être pas aussi difficile que moi sur ce coup...




ma note : 5/10
votre note : 7,7 /10 (2 votants)

10 novembre 2008

EUGENE McGUINNESS (st)

sorti le 27 octobre 2008 chez Domino

Que ceux qui, comme moi, ont été déçus par le nouvel album de Spinto Band retrouvent le sourire : le nouveau venu Eugene McGuinness est là pour prendre la relève.
Découvert début 2008 avec un prometteur quoique brouillon mini-album, ce jeune (23 ans) anglais d'origine irlandaise est celui dans lequel s'est réincarné tout l'esprit espiègle et frondeur des américains. Je défie quiconque ayant aimé Nice and Nicely Done de ne pas fondre littéralement de bonheur à l'écoute des trois premières chansons de cet album. Elles valent à elles seules son acquisition. D'autant plus que ce qui suit n'est pas moins bon. Juste moins immédiatement séduisant.
Eugene McGuinness, ce sont des mélodies qui vont vous tire-bouchonner le ciboulot. Des arrangements sans grande originalité mais tellement efficaces... Ce type va vous expédier en deux temps trois mouvements au paradis de la pop.
Mais ce qui intéresse plus encore, c'est que la musique d'Eugene n'est pas que ça. Ce sont aussi des ballades chantées d'une voix de falsetto qui vous brisent le coeur l'air de rien ("Those Black and White Movies Were True", "Knock Down Ginger" ou "God In Space") et font alors ressembler ce disque à du Clem Snide. Avouez qu'un disque qui cumule les qualités de Spinto Band et Clem Snide, ça vaut au moins le coup qu'on lui laisse sa chance...

Décidément, avec les albums de Pale Young Gentlemen, Simon Bookish, Melpo Mene et celui-ci, il aura fallu attendre la fin de l'année pour voir arriver sur nos platines les meilleurs albums de 2008.

Et comme ça fait bien de finir toujours par une petite phrase en rapport avec le titre de l'album ou sa pochette : "Eugene McGuinness fait mouche à tout coup sur son premier album !", ça vous ira comme jeu de mot foireux ?




ma note : 8,5/10
votre note : 8/10 (1 votant)

8 novembre 2008

SIMON BOOKISH : Everything / Everything

sorti le 21 octobre 2008 chez Tomlab

Leo Chadburn est un excentrique et érudit musicien anglais. Excentrique, c'est évident lorsqu'on jette un oeil aux fringues qu'il s'auto-confectionne. Erudit ça l'est aussi quand on jette une oreille attentive à ses lyrics.
Leo Chadburn, alias Simon Bookish (studieux en anglais) donc, est aussi diablement aventureux.
Everything/Everything est son troisième album, le premier à ne pas être réalisé uniquement par ordinateur. Et même si l'album sort sur un label allemand plus connu pour ses publications électro-expérimentales, la musique qu'on y entend est d'essence pop. C'est à dire une musique avant tout mélodique et organique.
Mais Leo Chadburn ne conçoit pas exactement la mélodie et l'harmonie pop comme les Beatles ou les Beach Boys. Lui doit s'inspirer avant tout de la musique contemporaine, de ses harmonies extra-tonales, de ses mélodies répétitives et de ses formes déstructurées. Et il préfère aux guitares des rois de la pop des instruments plus classiques. Et toujours ses machines, on ne peut pas changer ainsi du jour au lendemain non plus !

Le disque qui en résulte est passionnant.
On y entend 11 chansons qui sonnent comme autant d'expériences de croisements des genres. La musique pop s'y fait joyeusement violenter par le jazz, la musique contemporaine, tente d'échapper à ces persécuteurs en se travestissant en chanson de cabaret. Mais rien n'y fait. La pop en ressort joliment amôchée.
Le chant de Leo Chadburn est grave, assez classieux, dramatique. Il évoque très souvent Neil Hannon, irait parfois jusqu'à faire penser à Scott Walker.
Sur Alsatian Dog, Chadburn lâche même les vannes et se transforme en Sufjan Stevens anglais (le Sufjan d'Illinoise). Sur The Flood ou Synchrotron, c'est Michael Nyman qu'on croirait entendre mettre en son des inédits de David Byrne.

Chaque titre de Everything/Everything est complexe et racé, recèle son lot de surprises et d'expérimentations, témoigne de l'intelligence et de l'audace de son auteur. Tout en restant mélodique et accessible à condition que l'auditeur accepte de se laisser bousculer.
On n'aura pas entendu, en 2008, beaucoup d'autres albums tentant à ce point (et avec autant de bonheur) de bousculer la pop. Ce qui en fait donc un des grands albums de l'année, à coup sûr.





ma note : 8,5/10
votre note :

30 octobre 2008

PALE YOUNG GENTLEMEN : Black Forest (Tra La La)

sorti le 7 octobre 2008 chez Science Of Sound

Mesdames et Messieurs, l'album de l'année !





ma note : 9,5/10
votre note : 8,7/10 (3 votants)

28 octobre 2008

THE SPINTO BAND : Moonwink

sorti le 8 septembre 2008 chez Fierce Panda

Un nouvel album de Spinto Band ? Sonnez hautbois, résonnez musettes ! Précipitons nous sur ce disque que nous attendions depuis deux ans. Et gavons nous de ces ritournelles pop aux mille détours mélodiques que nous encore sûrement réservé les 6 du Delaware.
Alors c'est parti.
"Later On". Aaaah, c'est bon ! J'avais oublié comme ces types étaient bons. Ces refrains haut-perchés, cette rythmique sautillante, cette guitare qui tourne autour de la mélodie du chant... Tiens, un petit piano bastringue s'invite inopinément ! Et ça fait son petit effet. Ce sont eux. Ils n'ont pas changé. Trop bon !
"Vivian Don't". A fond les ballons ! Et toujours les loopings ! Mais c'est bizarre, on dirait qu'ils ont voulu trop en faire. Pas grave, ça peut arriver !
"Summer Grof". Tiens ? Cette mélodie me rappelle une chanson de l'album précédent. Z'auraient pu chercher quelque chose de neuf, quand même.
"The Carnival". Sympas les cuivres, quoique discrets. Et pas mal cette chanson, avec ses choeurs en "hou wah wah". Mais ça fait un peu chute de studio du précédent, encore.
"Needle Point". Bon, c'est quoi leur problème ? Ils ont décidé de refaire le même album en plus fouilli et moins bon. Pourtant cette mélodie est encore bonne. Allez, ça ira mieux après quelques écoutes... Un peu longue tout de même cette chanson. (ah non, 3'08...!!!)
"The Cat's Pajamas". Ah merde ! le lecteur déconne, je l'ai déjà entendue celle-là... Ah ben non !
"They All Laughed". Euh...
"Pumkin's And Paisley". Oh, les gars, vous déconnez ou quoi ? Si vous n'aviez pas assez écrit les morceaux fallait pas entrer en studio, hein !
"Ain't This The Truth". Mais comment font-ils pour donner l'impression que des morceaux de trois minutes en durent six ou sept ?
"Alphabetical Order". Ah ! Enfin du nouveau rythmiquement ! Pas forcément de l'excellent. Mais du nouveau.
"The Black Flag". Pour enlever le pilotage automatique, je crois que c'est la grosse manette rouge à côté de la batterie...

Hum... Les petits gars ? J'aurais un mot à vous dire dans mon bureau, en privé. Dans cinq minutes...





ma note : 4,5/10
votre note : 2,3/10 (3 votants)

23 octobre 2008

ANNUALS : Such Fun

sorti le 8 octobre 2008 chez Red Ink (en import)

En 2006, en écoutant Be He Me, le premier album du groupe Annuals, nous avions trouvé le moyen de prolonger les délices de l'album de Midlake et de certains Mercury Rev. Et nous avions chéri ce disque. D'autant plus que Be He Me avait ses qualités propres. Pour un groupe si jeune (le leader, Adam Baker n'avait que 19 ans !), l'album était confondant de cohérence et d'homogénéité (sans être une seule seconde ennuyeux ou redondant).
Annuals avait choisi son camp, celui d'une pop américaine léchée et inventive, orchestrale mais pas engoncée dans ses instruments. Et c'était fort prometteur.

Au moment d'écouter pour la première fois Such Fun, le successeur de Be He Me, nous nous demandions quelle direction allait prendre le groupe. Un peu plus d'orchestre ? D'expériences sonores ? Le groupe, on le sentait, ne pouvait pas en rester là.
Mais nous n'avions pas anticipé ce que nous entendîmes alors.
Such Fun est une régression. L'album d'un groupe adolescent qui se cherche.
Le talent du groupe est toujours bien là, attention ! Mais il semble que Adam Baker et sa bande aient décidé de sortir aujourd'hui leur premier album. Celui dont on devrait dire qu'on y entend de bien belles chansons pop avec de bien belles mélodies chantée par une bien belle voix avec de bien beaux arrangements mais qu'il faudrait au groupe épurer sa recette et choisir son camp. Car il y a beaucoup trop de choses dans ce disque. Comme dans un premier roman, écrit mentalement pendant tant d'années, dans lequel on veut tout mettre mais dans lequel on met trop au détriment de sa lisibilité.
L'album débute par un morceau qu'on prendrait facilement pour un inédit miraculeux de Midlake. Pour enchaîner avec un Hot Night Hounds qui présente Animal Collective à Blue Oyster Cult (moi non plus je ne pensais pas ça possible) puis on croise Ben Folds, une cavalcade country joueuse, un exercice rock fm sans intérêt, un final symphonique grandiose, digne d'Electric Light Orchestra (quoiqu'un brin trop lourd). Parfois Such Fun ne ressemble à rien. Ou plutôt, ressemble à tout. Mais il y a toujours un morceau qui vient rappeler comme ce groupe est capable du meilleur.
De la part d'Annuals, ce trop-plein, c'est certainement de l'ambition. L'envie d'en découdre avec son auditeur et de lui en mettre plein les oreilles. Mais les fautes de goût sont trop nombreuses pour qu'on adhère tout à fait à ce que nous propose le groupe. La pochette de l'album dit beaucoup d'ailleurs. Le groupe a rêvé des sommets. Et les a tutoyé avec l'album précédent. Mais l'air de là-haut enivre. Et le groupe en enregistrant Such Fun n'a pas toujours su rester lucide. Et s'est dispersé. La vue était trop belle.

Le jour où nous serons sur le point d'écouter le troisième album d'Annuals (car nous en souhaitons un), nous espérerons secrètement que le groupe aura eu la clairvoyance de canaliser son ambition et se sera contenté, comme sur la pochette de Such Fun, de regarder les sommets depuis la vallée...



ma note : 7/10
votre note : 7,5/10 (1 votant)